Bascule

La bascule était située sur la place Nord.

Lors de la session du conseil municipal du 30 novembre 1855, le maire Aymé Henri Martin expose « qu’un bureau de pesage, mesurage, jaugeage public a été établi dans la commune par arrêté préfectoral du 7 juillet 1834, mais que le tarif appliqué à l’époque ne correspondait plus à cette nouvelle bascule permettant le pesage des voitures chargées. » Le maire propose aussitôt l’application de nouveaux tarifs alignés sur ceux pratiqués à Valréas. Le projet est adopté à l’unanimité.

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La bascule en 1912 – Collection Bline

En 1957, Émile Gilles, maire et conseiller général, très sensible au mouvement de modernisme, décide de lui donner un nouvel aspect. En 1957, elle a été « modernisée » par la municipalité : toit à quatre pans remplacé par une dalle de béton et murs enduits au ciment. La gestion est confiée au propriétaire du café du nord –de 1960 à 1977 Jeanne Maillet – Bline succède à M. Arnaud. À l’aide d’un carnet à souche, chaque pesée faisait l’objet d’un reçu, la commune encaissait par l’intermédiaire de la perception. Si cette fonction était assurée sans rétribution, il s’en suivait toujours un passage par le bar.

À partir de 1977, Marcel Monnier, employé municipal, fut chargé du pesage, mais l’arrivée des tracteurs  mit très vite fin à l’usage de la bascule.

En 1984 son utilisation a été officiellement abandonnée, le Bureau Départemental des Instruments de Mesure ayant constaté qu’elle n’était plus utilisée et plus en état de marche. Non entretenu, le bâtiment s’est lentement dégradé : il a été question, en 1995, de le démolir.

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La bascule en 1990                          en 2010

L’Association des Onze Tours a alors décidé, en 2003, de proposer sa restauration: ouverture mettant en valeur le mécanisme, reconstruction du toit tel qu’il était à l’origine, crépi à la chaux. Les frais de restauration, excepté une subvention de 25% du Conseil Général, on été entièrement pris en charge par l’association.

Crédit photos : Gilbert  Fuzet

Après quelques années sans visite, la bascule a subi un nettoyage de printemps par les bénévoles de l’association en mai 2018. Le mécanisme de pesage est de nouveau visible et une représentation de son été initial (photo d’une carte postale) a été accrochée.

 

 

L’intérieur de la bascule en 2018

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fontaine de la bourgade dite de la transhumance (Place du 11 novembre)


Cette Fontaine de la Bourgade est dite de la transhumance car les troupeaux qui transhumaient en été dans les alpages avaient l’habitude, en traversant Taulignan, de venir s’y désaltérer, se situait place de la bourgade. Elle a été démontée en 1957 afin de faciliter la circulation.  Les pierres du bassin avaient été vendues et ont été dispersées et leur trace fut perdue.

La fontaine au début du 20ème – Collection Bline

La Fontaine au début du 20ème – Collection Bline

Dès les années 80, l’association s’intérressa à cette fontaine. Après de longues années de recherche par de nombreux Taulignanais, elles ont été retrouvées. Les pierres du bassin furent retrouvées chez M. Cattin, la colonne brisée chez M Long.

La fontaine a pu être remontée, sans sa colonne centrale, devant l’entrée du musée de la soie. L’association des onze tours a entièrement pris en charge le coût de cette opération.

La fontaine retrouvée

 

La fontaine retrouvée

Texte lu lors de l’inauguration de la fontaine dite « de la transhumance ».

Las beilhas

E vounte van las beilhas de milhés de mòutous,/ Que venoun de vès Arle ? Plan-plan s’adrayoun tous/ Sus lous mourreis aupens, a la flour de mayousso,/ Eiçai davans Sant Jan. Ventour, Lenço e Chamousso/ N’en pasqueiroun ’no pèço. D’autreis viroun dès Dió/ Mau-grat l’alugnamen, mau-grat la trefourasso ;/ Inmenseis troupelas, estivoun sus Glandasso,/ Dre qu’en Aupo, la tafo pareis touto foundió.

Louis Moutier, Lou Rose, 5emo cantinello, Louis Moutier fut vicaire à Taulignan de 1857 à 1859.

Traduction de l’auteur : Les troupeaux

Où donc s’acheminent ces troupeaux de milliers de moutons, qui montent d’Arles ? Tranquillement ils se dirigent tous vers les montagnes des Alpes, dès que la fraise sauvage est en fleur un peu avant la Saint-Jean. Ventoux, Lance et Chamousse offrent leurs pâturages à quelques-uns. D’autres prennent la direction de Die, malgré l’éloignement et les fortes chaleurs. D’immenses troupeaux passent l’été sur le mont Glandasse, aussitôt que sur l’Alpe, la neige tassée paraît entièrement fondue.

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La fontaine aujourd’hui

Crédit photos : Gilbert Fuzet et Jean François Boissier

 

Fontaine du Lavoir

La restauration de cette fontaine est l’une des premières réalisations de l’association. Cette ancienne fontaine, adossée au mur de soutènement de la place du Château, avait dû être déplacée et reconstruite lors de la construction du lavoir en 1878. Le bassin de cette fontaine était encore en place au début du 20ème siècle comme le montre la carte postale ci-dessous. Il avait avait été enlevé  ensuite.
L’association a financée sa restauration et un nouveau bassin a été mis en place et inauguré en juin 1989.

 

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La fontaine du lavoir début 20ème – collection Bline

 

 

 

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La fontaine du lavoir en 1980

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La fontaine aujourd’hui

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Crédit photos : Gilbert Fuzet