Historique du village

Brève histoire du Taulignan

« Comme beaucoup de noms de lieux terminés par -an, Taulignan doit sans doute son nom à celui de l’exploitant d’un domaine gallo-romain, probablement dénommé Taurinius, ou Taulinius, suivi du suffixe de localisation –anum, le Taulinianum gallo-romain devenant progressivement Taulinhan en occitan puis Taulignan en français.

Et effectivement, le territoire de Taulignan a été marqué par l’occupation gallo-romaine. Il est traversé par une ancienne voie protohistorique Est-Ouest qui relie la voie Nyons-Dieulefit, au niveau du pont d’origine romaine de Pontaujard, à la vallée du Rhône au niveau du Logis de Berre. Cette voie, nommée Chemin des Invasions entre Pontaujard et Taulignan, longe à son départ le quartier Saint-Marcel qui garde les traces d’une villa gallo-romaine associée à un lieu de culte qui sera à l’origine, au XIIe siècle, de la petite chapelle rurale de Saint-Marcel.

Un deuxième axe, Nord-Sud, part du village en direction de Valréas et longe l’ancienne villa gallo-romaine de Peyriol découverte en 1976.

Les occupations plus anciennes (Paléolithique moyen et supérieur puis Mésolithique) ont laissé quelques traces autour de Pontaujard, près du Lez, et celles de l’occupation Néolithique, plus nombreuses, sont dispersées sur la commune.

 

Taulignan est un « bourg castral ». Ce qui signifie que le village entourait complètement l’ancien château. Celui-ci occupait la partie la plus haute du village et était entouré de ses propres remparts. Déjà peu ou pas occupé au XVIIIe siècle, il est en ruines au moment de la Révolution et ne sera même pas vendu comme bien national puisque considéré comme « tas de décombres ». Il ne reste que quelques traces de ses remparts et de certains bâtiments, incorporées dans des murs plus récents. L’actuelle place du château était située à l’extérieur de celui-ci, devant le portail. Les salles voûtées situées sous cette place, dont l’une abrite un beau lavoir, ont été construites au XIXe siècle.

Le village entourait le château selon un plan concentrique caractéristique

Les remparts sont assez bien conservés et possèdent encore onze des quatorze tours anciennes, dont deux qui remontent aux origines de l’enceinte médiévale.

La seule des deux portes d’origine qui soit conservée, probablement reconstruite aux XVe – XVIe siècles, est la porte Nord ou porte d’Anguille.

Taulignan était jadis une seigneurie qui appartenait au XIIe siècle à Bertrand de Taulignan, vassal du baron de Montauban, qui pour des raisons financières céda son fief au comte de Valentinois, Aymar de Poitiers, en 1295. Jusqu’à la Révolution, les successions vont se faire par le biais des mariages et des héritages : Taulignan devint ainsi possession des Bressieu, Alleman, Monteynard, Grolée de Viriville, Sénozan et Talleyrand-Périgord.

La veuve de Jean-Antoine de Sénozan, Nicole de Lamoignon, sœur de Malesherbes, fut incarcérée à la Conciergerie avec son amie Élisabeth de France et monta sur l’échafaud le 10 mai 1794.

Un grand nombre de maisons au sein du village ont de très belles façades des XVe, XVIe et XVIIe siècles. Ceci est un signe de la richesse que connaissait alors le pays. Taulignan fut un lieu de passage et de commerce.

Taulignan était au XIXe siècle une ville prospère principalement grâce au moulinage de la soie qui employait plusieurs centaines d’ouvriers et surtout d’ouvrières. Le Musée de la soie, installé à Taulignan, entretient le souvenir de cette industrie.

 

 

 

Chateauneuf de Mazenc

Dans la continuité des journées européennes du patrimoine,  une visite de Châteauneuf de Mazenc a été organisée le 18 septembre, en collaboration avec l’association du patrimoine de ce village. Notre guide G Hennebique nous a fait visiter  la chapelle du Mt Carmel, visite du village à pied, de l’église de la tribune.

Un douzaine de participants sont venus à cette visite.

Crédit photos F Lousberg

JEP 2017

Les Journées Européennes du Patrimoine se sont déroulées les 16 et 17 septembre.

Nous avons eus le plaisir d’accueillir une trentaine de visiteurs à notre exposition sur le bâti de Taulignan à la chapelle du Pradou.

La visite guidée du village a rassemblé une quarantaine de personnes.

Diaporama,  crédit photos G Gosselin

 

Une soixantaine de marcheurs ont parcourus le circuit de découverte des cabanons (5 kms) sur le plateau du Paradis lors des sorties du samedi et dimanche,  à la découverte de ce patrimoine agricole. Cette visite commentée a été accompagnée notamment de commentaires géologiques.

Diaporama,  crédit photos Boissier

 

Circuit découverte du bourg cadastral et signalétiques

Taulignan est un « bourg castral ». Les remparts sont assez bien conservés et possèdent encore onze des quatorze tours anciennes. Deux d’entre-elles, carrées, datent de l’époque médiévale.

Des deux portes d’origine, la seule qui soit conservée est la porte Nord ou porte d’Anguille probablement reconstruite aux XVe – XVIe siècles. Un grand nombre de maisons du village ont de très belles façades des XVe, XVIe et XVIIe siècles.

Sur le plan du vieux village de Taulignan sont indiqués une douzaine de lieux ou de bâtiments historiques. Certains sont présentés sur des panneaux d’information (n° 1 à 7).

En cliquant sur les liens ci -dessous vous pouvez télécharger le dépliant des sites remarquables du bourg de Taulignan :

dépliant bourg verso

dépliant bourg recto

 

 

Visite de Sérignan du Comtat

 

Sous un soleil radieux, nous nous sommes retrouvés pour la visite guidée  de Sérignan du comtat, de la vieille ville, des restes des remparts et des chateaux. Notre guide nous a notamment fait comprendre le système d’approvisionnement en eau des fontaines, lavoir, canaux du beal qui a notamment permis le fonctionnement de moulins.

Cette visite suivie d’un pique nique dans le parc, c’est poursuivi par la visite du Naturoptère et de l’Harmas de JH Fabre.

 

 

Les carrières du Rouvergue

 

Vous avez été nombreux une trentaine à répondre à notre invitation pour la visite des carrières du Rouvergue de Grignan, samedi 2 avril 2016.

L’association reconnaissance 2.0 (reconnaissance2.0@gmail.com) nous a accueilli et nous a fait visiter les deux carrières aujourd’hui mise en valeur.

Ces carrières à ciel ouvert présentent des parois de près de 10m de hauteur 50 m de long par endroits, parfaitement taillées à la main.

Il subsiste aussi plusieurs « bories » ainsi qu’une maison et des puits, témoins de la vie quotidienne des carriers et bergers de la région.